Encore jusqu’au 25 janvier, et ce depuis le 8 octobre, le Musée Jacquemart-André propose une exposition du rarissime
mais pourtant éblouissant peintre flamand du 17eme siècle Antoon Van Dyck.
On peut y voir et dans certains cas revoir un panel important et significatif de l’œuvre de l’artiste.
Presque toute l’étendue de son travail est présentée au public.


Certes le parcours impose certains raccourcis dans sa carrière,
mais de son apprentissage aux côtés du grand maître Rubens, aux grands portraits aristocratiques de la fin de sa vie,
en passant par sa période italienne, l’exposition se fait forte d’une structure chronologique laissant peu de failles.
Ce circuit offre ainsi un panorama rigoureux de ce grand créateur, avec en guise de cerise sur le gâteau, une section
de dessins dont la finesse et la virtuosité permettent au visiteur de mettre un pied dans l’atelier de l’artiste.

La visite donne par ailleurs un réel coup de jeune à l’image de l’artiste dont le public retient souvent une image
quelque peu désuète d’artiste de cour. L’exposition est donc une excellente occasion de redécouvrir cet artiste majeur pour tous ceux
qui n’
ont pas le courage d’arpenter les longs couloirs du Musée du Louvre dont le fond est riche en œuvres de Van Dyck.
Le grand établissement parisien étant aussi l’un des préteurs de l’exposition, notamment avec l’admirable double portrait de Charles Louis,
Electeur palatin, et du Prince Rupert.
Pareille occasion ne risquant pas de se reproduire avant un certain temps, il serait vraiment dommage de renoncer à une telle exposition.

