Organisée par le musée d’Orsay et le musée national de l’Orangerie des Tuileries,
cette exposition regroupe un grand choix de toiles et dessins issus de la Fondation Beyeler.
La sélection des oeuvres de Klee reflète 3 phases importantes du travail de l’artiste:
la période de la première guerre mondiale, les années d’enseignement au Bauhaus
puis à Düsseldorf, et enfin le retour en Suisse (1933-1940).
Né près de Berne dans une famille de musiciens, Paul Klee étudie très jeune les beaux-arts,
puis après un voyage en Italie recontre Kandinsky, Franz Marc, et les rejoint dans le mouvement
« Blaue Reiter ». C’est ce Klee tardif que nous découvrons à travers l’oeil de Beyeler.
1912-1920:
Klee voyage en Tunisie avec Macke et Lillier, et s’attache au lyrisme de la couleur qui le
conduit vers l’abstraction. « La couleur me possède. La couleur et moi sommes un. Je suis peintre ».
écrit Klee dans son journal.
1921-1933:
Klee part enseigner au Bauhaus puis à Düsseldorfd d’où il sera chassé par les Nazis pour raison d’art dégénéré.
Il s’exila alors à Berne et produit un très grand nombre d’oeuvres. Son style change sensiblement:
1933-1940:
il trace des sujets figuratifs aux contours en larges traits noirs , multiplie les signes exprimant la vie, la mort.
Son écriture picturale devient mouvement poétique, voire métaphysique.
« L’homme n’est pas fini. Il faut rester en éveil, être ouvert, être devant la vie comme
un enfant qui se lève, un enfant de la création, du créateur ».
Paul Klee, Journal.
Cette exposition permet de redécouvrir un peintre majeur de l’art moderne
et aussi de rendre hommage à Ernst Beyeler et à sa Fondation.
Musée de l’Orangerie: www.musee-orangerie.fr
Fondation Beyeler: www.beyeler.com
Paul Klee: Journal, Editions Les Cahiers Rouges chez Grasset




