Femmes & Vélos, découvrez les plus belles publicités anciennes!

L’invention de la bicyclette, datée en 1817, remonte à bientôt deux siècles. Découvrez les publicités promouvant ce moyen de transport à travers les décennies! Aujourd’hui, un aperçu des illustrations de femmes et de vélos. En magasin, vous pourrez découvrir davantage d’images, et pourquoi pas repartir avec l’une d’elles!

Une image, une histoire: I want you for US Army, James Montgomery Flagg

Quand Oncle Sam vous pointe du doigt en vous disant « I want you for US Army« , il y a de quoi y réfléchir à deux fois. Personnage emblématique, et allégorie des États-Unis, Oncle Sam est le symbole du pays, il apparut dans les années 1810. Samuel Wilson, fournisseur de viande de Troy est à l’origine… Poursuivre la lecture de Une image, une histoire: I want you for US Army, James Montgomery Flagg

C’est en 1881 que Rodolphe Salis ouvre son premier cabaret boulevard Rochechouart. La légende raconte que quand il arriva dans les lieux, il reçut la visite d’un chat errant, tout noir, qui vint miauler à sa porte. Il décida de l’accueillir, et de baptiser son établissement après cette rencontre, en hommage à son premier visiteur. Montmartre à l’époque était peuplé de chats errants, symboles de la vie de bohème, et du quartier. Le chat noir se réfère sans doute aussi à la nouvelle fantastique d’Edgar Allan Poe, et bien sûr plus largement à toute la symbolique de l’animal, emblème superstitieux de sorcellerie, de la vie nocturne, etc.

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La troisième et dernière adresse du Chat Noir

 

Le succès du cabaret du Chat Noir se fait rapidement. Lieu de rassemblement de nombreux poètes et artistes, comme Verlaine, Debussy, Toulouse Lautrec, le cabaret devient vite un lieu incontournable dans tout Paris, et Rodolphe Salis déménage pour s’offrir un établissement plus grand, rue Laval. L’effervescence du lieu est emblématique, et il devient le premier cabaret artistique de Paris. Face à son succès, Rodolphe Salis décide d’organiser une tournée dans toute la France, et demande en 1896 à l’un de ses fidèles clients, Théophile-Alexandre Steinlen, de lui dessiner une affiche.


C’est de là que nous vient ce célèbre dessin, La tournée du Chat Noir. Un chat auréolé défie du regard le spectateur, pour lui proposer une tournée de spectacles. Les couleurs vives, la grande silhouette du chat, ne passent pas inaperçues. Une affiche incontournable pour un lieu emblématique. Si le cabaret ferma deux ans après la mort de Robert Salis, cette illustration de Théophile-Alexandre Steinlen resta, elle, le symbole de ce lieu et de la vie bohème de ces années. Reproduite sur de nombreux posters, cartes postales, et autres supports, l’image est aujourd’hui connue de tous et permet encore de se rappeler de ce lieu si symbolique de Montmartre à son époque.

Tournée du Chat Noir, Théophile Alexandre Steinlen

En 1943, pendant la seconde guerre mondiale, le Westinghouse Electric, entreprise d’armement américaine, commande à J. Howard Miller une série d’affiches pour motiver ses ouvriers à travailler plus et à s’investir davantage dans leur entreprise. Cette campagne est destinée à réduire l’absentéisme et minimiser les risques de grèves dans l’usine. Dans le cadre de cette commande, l’illustrateur a créé plus d’une quarantaine d’affiches, chacune exposée environ deux semaines au sein des établissements de la chaîne. La célèbre affiche We can do it! fut imprimée à moins de 2000 exemplaires et fut affichée dans quelques usines, dans lesquelles les ouvrières (principalement des femmes) fabriquaient des revêtements de casques. L’image est ensuite remplacée par une autre illustration, puis peu à peu oubliée.
Redécouverte dans les années 1980 puis largement reproduite, le dessin devient alors emblématique du mouvement féministe. La réappropriation de l’illustration lui attribue un sens nouveau. D’une travailleuse des années 40 levant le point et certifiant qu’elle peut participer à l’effort de guerre, cette femme devient toutes les femmes, qui sont déterminées à changer leur statut et s’affirmer comme l’égal de l’homme. Manches relevées, poing en l’air, regard franc, J. Howard Miller dépeint une ouvrière entreprenante et apprêtée, assumant sa féminité et proclamant avec détermination « Nous pouvons le faire ».
Ayant même été reprise sur un timbre postal en 1999, la force de cette image réside aussi dans les différentes lectures qu’il est possible de projeter sur ce slogan, ce portrait, et ce geste. On y lit une grande détermination, une réelle volonté de « pouvoir le faire ». Faire quoi? En fonction des époques, des mouvements politiques, sociaux, des idéaux pour lesquels nous voulons nous battre, le message peux être interprété. Et c’est là la beauté de cette affiche, que la représentation puisse devenir support de projection, d’appropriation, de réinterprétation.

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Ci dessous, quelques autres affiches d’Howard Miller de la même série: