Swing cards 3D      ♡ ♡ ♡ ♡ ♡ ♡ ♡ ♡    éditions Santoro Londres

swing carte 3D Santoro Londres - Tigre

Annoncez-le en volume!

Une multitude de cartes 3D de la collection Swing cards est disponible en magasin. Une carte à recevoir pliée, dans une enveloppe et à déplier soi-même!

Cette collection de cartes pop-up s’utilise aussi dépliée, posée à la verticale, comme décoration. Certains éléments dans la carte sont suspendus de manière à vibrer avec le vent.

Un grand nombre de thèmes sont disponibles, avec ou sans message!

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C’est en 1881 que Rodolphe Salis ouvre son premier cabaret boulevard Rochechouart. La légende raconte que quand il arriva dans les lieux, il reçut la visite d’un chat errant, tout noir, qui vint miauler à sa porte. Il décida de l’accueillir, et de baptiser son établissement après cette rencontre, en hommage à son premier visiteur. Montmartre à l’époque était peuplé de chats errants, symboles de la vie de bohème, et du quartier. Le chat noir se réfère sans doute aussi à la nouvelle fantastique d’Edgar Allan Poe, et bien sûr plus largement à toute la symbolique de l’animal, emblème superstitieux de sorcellerie, de la vie nocturne, etc.

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La troisième et dernière adresse du Chat Noir

 

Le succès du cabaret du Chat Noir se fait rapidement. Lieu de rassemblement de nombreux poètes et artistes, comme Verlaine, Debussy, Toulouse Lautrec, le cabaret devient vite un lieu incontournable dans tout Paris, et Rodolphe Salis déménage pour s’offrir un établissement plus grand, rue Laval. L’effervescence du lieu est emblématique, et il devient le premier cabaret artistique de Paris. Face à son succès, Rodolphe Salis décide d’organiser une tournée dans toute la France, et demande en 1896 à l’un de ses fidèles clients, Théophile-Alexandre Steinlen, de lui dessiner une affiche.


C’est de là que nous vient ce célèbre dessin, La tournée du Chat Noir. Un chat auréolé défie du regard le spectateur, pour lui proposer une tournée de spectacles. Les couleurs vives, la grande silhouette du chat, ne passent pas inaperçues. Une affiche incontournable pour un lieu emblématique. Si le cabaret ferma deux ans après la mort de Robert Salis, cette illustration de Théophile-Alexandre Steinlen resta, elle, le symbole de ce lieu et de la vie bohème de ces années. Reproduite sur de nombreux posters, cartes postales, et autres supports, l’image est aujourd’hui connue de tous et permet encore de se rappeler de ce lieu si symbolique de Montmartre à son époque.

Tournée du Chat Noir, Théophile Alexandre Steinlen

Henri Rousseau est né en 1844 à Laval. Issu d’une famille modeste, il a pendant toute sa vie eu du mal à trouver sa place au milieu de la scène artistique contemporaine. Son travail, souvent moqué par les autres artistes et critiques, se fait reprocher son manque de perspective, sa naïveté, en bref son amateurisme. Néanmoins lors de sa participation au Salon des Indépendants en 1886, avec son oeuvre Surpris, représentant un tigre dans une jungle foisonnante, il attire l’attention et les critiques élogieuses de quelques artistes avant-gardistes de l’époque. Par la suite, il rencontrera Vallotton, Apollinaire, Delaunay, et d’autres artistes de son temps qui croiront en son travail et l’aideront à accéder à une certaine reconnaissance.

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Les immenses jungles de Rousseau sont des projections de l’imagination du peintre. N’étant jamais sorti de France, il compose ses images de toutes pièces, trouvant de l’inspiration dans diverses encyclopédies et au jardin des Plantes à Paris. Les paysages verdoyants de l’artiste sont sauvages, exotiques, somptueux, dangereux et pleins de vie. Rousseau est un de ces peintres difficiles à positionner dans son époque. Peu influencée par celle de ses contemporains, sa production est un ensemble d’environ 250 tableaux dans lesquels il projette ses fantasmes et construit des scènes de vie toutes droites sorties de son imaginaire. Rousseau peint un monde éloigné de son quotidien et semble utiliser ses images comme des portes de sorties, comme une manière de voyager hors de son temps, hors de sa ville et de ses propres difficultés.

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Le peintre aura une grande influence sur ses successeurs, notamment chez les surréalistes et les fauvistes (mouvement contemporain à son travail et auquel il est parfois rattaché). Ses images étonnent, enveloppent, transportent ailleurs, dans cette jungle inconnue qui n’a réellement existé que dans le génie de Rousseau, et qui nous est donné à voir dans ses peintures.

Life is beautiful est une peinture de street art qui fut réalisée à Los Angeles par l’artiste Banksy. Représentant le visage de la chanteuse jazz Billie Holiday la bouche grande ouverte, sûrement au plein milieu d’une chanson, qui semble clamer, (ou plutôt chanter?) le slogan écrit à coté de son visage « Life is Beautiful ». Certainement l’une des œuvres les plus populaires de Banksy, cette peinture murale est une hymne à la joie, à la beauté du monde. Les grosses lettres noires tracées avec énergie sur ce mur de briques blanc ne semblent pas laisser de doute quant au sens du slogan. Une grande fleur rose, dans les cheveux de la chanteuse, attire l’attention; la vie est la fleur, la vie est le chant, la vie est le jazz, la vie est la femme. La force de cette peinture ainsi que celle de l’ensemble de la production de Banksy est qu’elle devient facilement sujet à interprétation. L’image n’a pas de message unique, elle peut être lue par chacun différemment, et chacune de ses lectures lui donnera un sens particulier. Ici, une seule chose est sûre: Life is Beautiful.

 


Plus d’images de Banksy ci dessous:

 

En 1943, pendant la seconde guerre mondiale, le Westinghouse Electric, entreprise d’armement américaine, commande à J. Howard Miller une série d’affiches pour motiver ses ouvriers à travailler plus et à s’investir davantage dans leur entreprise. Cette campagne est destinée à réduire l’absentéisme et minimiser les risques de grèves dans l’usine. Dans le cadre de cette commande, l’illustrateur a créé plus d’une quarantaine d’affiches, chacune exposée environ deux semaines au sein des établissements de la chaîne. La célèbre affiche We can do it! fut imprimée à moins de 2000 exemplaires et fut affichée dans quelques usines, dans lesquelles les ouvrières (principalement des femmes) fabriquaient des revêtements de casques. L’image est ensuite remplacée par une autre illustration, puis peu à peu oubliée.
Redécouverte dans les années 1980 puis largement reproduite, le dessin devient alors emblématique du mouvement féministe. La réappropriation de l’illustration lui attribue un sens nouveau. D’une travailleuse des années 40 levant le point et certifiant qu’elle peut participer à l’effort de guerre, cette femme devient toutes les femmes, qui sont déterminées à changer leur statut et s’affirmer comme l’égal de l’homme. Manches relevées, poing en l’air, regard franc, J. Howard Miller dépeint une ouvrière entreprenante et apprêtée, assumant sa féminité et proclamant avec détermination « Nous pouvons le faire ».
Ayant même été reprise sur un timbre postal en 1999, la force de cette image réside aussi dans les différentes lectures qu’il est possible de projeter sur ce slogan, ce portrait, et ce geste. On y lit une grande détermination, une réelle volonté de « pouvoir le faire ». Faire quoi? En fonction des époques, des mouvements politiques, sociaux, des idéaux pour lesquels nous voulons nous battre, le message peux être interprété. Et c’est là la beauté de cette affiche, que la représentation puisse devenir support de projection, d’appropriation, de réinterprétation.

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Ci dessous, quelques autres affiches d’Howard Miller de la même série:

 

 

Lali, illustratrice indépendante depuis 2003, réalise  des illustrations ludiques et très colorées pour de la carterie, de la papeterie, et des accessoires. Après avoir obtenu un  Bac littéraire option Arts Plastiques, elle a ensuite suivi une formation aux Beaux-Arts. Elle vit et travaille aujourd’hui près d’Annecy, en Haute Savoie, avec son petit garçon Charlie.
Sa collection de cartes-devinettes comprend aujourd’hui plus de 200 références commercialisées dans de nombreux pays.  

CERFS VOLANTS POISSONS BI

Dans quel contexte avez-vous décidé de réaliser votre collection de cartes-jeux, et comment choisissez-vous les thèmes abordés dans vos dessins?

C’est une collègue de la librairie dans laquelle je travaillais qui m’a poussée à montrer mes dessins à un éditeur. Cette collection est  le fruit d’une rencontre, d’une idée novatrice dans le milieu de la carterie qui est arrivée au bon moment, avec la bonne personne. Depuis maintenant 13 ans, j’illustre donc des cartes postales pour cet Editeur ( Editions des Correspondances) avec comme thèmes de prédilection, les animaux (j’aime surtout les bestioles), les fleurs, les fêtes, l’amour, l’amitié…uniquement des messages positifs traités avec humour, tendresse et beaucoup beaucoup beaucoup de couleurs.

LUCIOLES BI
Votre travail est relativement ludique, cela paraît être un élément central dans votre production, en quoi ceci est important pour vous dans les images que vous proposez?

J’ai toujours aimé les jeux de société, les points à relier, les 7 différences, et j’adore cacher des trucs ! Comme depuis l’enfance je dessine le monde en miniature et que j’aime évoluer dans des espaces bien remplis, le format carte postale et le concept « cherchez l’intrus » étaient faits pour moi.
L’idée de mettre la solution du jeu sous une encre à gratter au dos de la carte postale est le petit bonus que les gens apprécient beaucoup.

COLIBRI BI
Quelles sont vos inspirations principales dans l’ensemble de votre travail?

Je suis assez caméléone et en tant qu’artiste indépendante, je me dois de rester curieuse, à l’affût des nouvelles tendances et modes. Mais je dirais que les bestioles et leur « malléabilité » m’inspirent bien plus que l’humain. J’aime aussi donner vie à une cafetière, une brosse à dent ou un sushi 🙂

Pour en savoir plus sur le travail de Lali, vous pouvez visiter son site ici

Klimt (1862-1918) est sans aucun doute l’artiste le plus populaire de la Sécession Viennoise. Peintre des femmes, l’artiste a souvent choqué ses contemporains, a parfois été censuré, réprimandé, mais a pareillement été admiré, adoré. Le regard que Klimt a porté sur le monde n’a laissé à son époque, personne indifférent.
Peignant les femmes comme jamais elles n’avaient été représentées, l’artiste propose une vision onirique, presque irréelle du corps. Entouré de dorures, dans un foisonnement décoratif sans précédent, et souvent dénudé, la chair devient provocante, sensuelle, désirable.  L’artiste ébranle toutes les représentations traditionnelles de l’épouse respectable de la fin du XIXe siècle pour peindre l’érotisme sans pudeur.
Commençant sa carrière dans la peinture murale, Klimt reçoit en 1888 l’ordre d’Or du Mérite de l’empereur François-Joseph 1er d’Autriche, pour ses contributions à la peinture murale du « Burgtheater » de Vienne. En 1892, la mort de son frère et de son père marquent un tournant brusque dans sa représentation du monde; il quitte la peinture murale pour fonder avec un groupe d’artiste, le groupe des sécessionnistes, qui a pour objectif d’unir les arts mineurs et majeurs, pour créer une « œuvre d’art totale ». Il restera sept ans à la tête du groupe, puis le quittera à cause de désaccords entre les membres. Klimt est entré dans sa période dorée, qui encore aujourd’hui représente pour beaucoup l’apogée de sa production.
Il peint à cette période surtout pour ses mécènes, réalisant sur commande de grands portraits de femmes, souvent les épouses des commanditaires. Magnifiant ses modèles en les ornant de parures, les mettant en scène dans des compositions riches en ornementations, il sublime le corps, le dénude, puis l’habille, le représente provocant, énigmatique, parfois lascif, langoureux. À travers ses portraits, Klimt peint aussi son époque. Ses œuvres évoquent le changement du statut de la femme à une période charnière, et c’est peut être aussi en cela qu’elles ont tant marqué ses contemporains et qu’elles sont encore aujourd’hui considérées comme des œuvres intemporelles

 

En 1950, le magazine Life commande à Robert Doisneau un reportage photographique sur les amoureux de Paris. C’est l’après guerre, le temps est à la reconstruction, mais les coeurs sont légers; nous sommes en paix, l’occupation et la guerre sont terminées; Paris renaît.
C’est le moment de célébrer l’amour, l’insouciance, les petites choses qui font le bonheur, et c’est surement dans cette optique que le magazine Life décide de consacrer un reportage aux couples s’aimant dans la ville de Paris. Paris léger, Paris amour, Paris lumière.
Robert Doisneau, ce jour de Printemps est assis en terrasse et nous offre ce cliché, qui paraît pris sur le vif, d’un baiser passionné entre deux amants au milieu d’une ville en mouvement. Arrêt sur image, le baiser semble hors du temps, comme une parenthèse dans le fourmillement continu de la ville. Cette image nous montre un moment d’amour, de connexion entre les deux protagonistes qui ne semblent rien voir de ce qui les entoure.
Doisneau avouera plus tard que cette image n’a pas exactement été prise sur le vif. Voyant une première fois les amoureux s’embrasser sans pouvoir les photographier comme il le désirait, il leur aurait demandé de rejouer la scène pour lui, moyennant rémunération, afin de pouvoir prendre cette image, qui deviendra Le baiser de l’Hôtel de ville.

Lors de sa publication, l’image passe presque inaperçue, et ce n’est que dans les années 1980, trente ans après, lorsqu’elle sera commercialisée en posters et cartes postales, qu’elle connaîtra un succès immense auprès du grand public et partout dans le monde. En 1992 la photographie de Doisneau aura déjà été vendue à plus de 400 000 exemplaires.
L’histoire du baiser de l’Hôtel de ville ne s’arrête pas là. Il s’avère que devant le succès immense de la photographie, trois personnes se reconnaissent sur le cliché et entament un procès au photographe pour atteinte aux droits d’image. Mme Bonnet, qui pourra prouver qu’elle est bel et bien la jeune femme du cliché grâce à un tirage original de la photo offert par Robert Doisneau en 1950 pour la remercier d’avoir posé pour lui, se verra néanmoins refuser ses droits d’images, puisque d’après le tribunal, elle n’est pas reconnaissable sur la photo.
Plusieurs procès, une image composée par le photographe qui semble prise sur le vif, un cliché symbolique, qui célèbre l’amour, la vie, Paris. Un portrait emblématique, qui aura fait le tour du monde, et qui donne bien à penser quant à la puissance d’une image.